Dépolitisation de la CENI : Les manifestations du bloc patriotique peuvent-elles pousser Denis Kadima à la porte ?

0 281

Les Forces sociales et politiques de la République Démocratique du Congo ne jurent que par la dépolitisation de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), dirigée par Dénis Kadima, président de cet organe d’appui à la démocratie et proche du président de la République Félix Tshisekedi.

Ce lundi 22 novembre 2021, des centaines de personnes avaient répondu présent sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa -Gombe, pour un Sit-in devant l’immeuble de la CENI, suite à l’appel du Calcc et du Milapro.

Pour les Pères de l’Église catholique et de l’Église protestante, l’organisation des élections libres , transparentes, inclusives , indépendantes et crédibles en République Démocratique du Congo, dans les délais constitutionnels en 2023, est liée à la dépolitisation des animateurs de la Centrale électorale. Or, en RDC , la CENI est un organe stratégique important pour le pouvoir afin de déterminer la qualité et le nombre des élus qu’on pourrait contrôler à sa guise. Sachant cela, les opposants et les organisations de la société civile en RDC refusent d’avoir des élections truquées qui déboucheront à une énième crise de légitimité entre le peuple et les nouveaux animateurs [élus].

C’est pourquoi, au regard de la situation actuelle, le bloc patriotique a intensifié ses actions en vue de pousser Denis Kadima et son bureau à la porte.

« Nous ne voulons pas de Kadima », crient les manifestants devant la Banque BCDC-Equity à Kinshasa-Gombe.  Ces manifestants exigent des réformes consensuelles pour tirer les leçons du chaos électoral de 2018 et préparer avec sérénité les élections de 2023.

Mais , la police nationale congolaise (PNC) s’est invitée à la manifestation pour empêcher ces citoyens d’atteindre le quartier général de la CENI, en plaçant des barrières et des éléments de la PNC pour quadriller le périmètre. Les camions anti-émeutes, les fourgons et barrières ont été visibles.

L’accès aux alentours du siège de la CENI était conditionné par la présentation d’une pièce d’identité, et une preuve attestant que vous travaillez dans le secteur.

Malgré ces manifestations, bon nombre des congolais estiment que le bloc patriotique ont mal joué la contestation du nouveau bureau de la CENI, car arrivé tard et à ce stade le renversement de Denis Kadima , président de la CENI devient quasi impossible. Parce que l’Assemblée nationale a déjà entériné la désignation du nouveau bureau de la CENI. Le Président de la République Félix Tshisekedi a également investi Kadima et consorts, avant que la Cour Constitutionnelle ne reçoive les serments des membres dudit Bureau. En un temps record, dix jours , tout était déjà bouclé.

Reste à savoir si les manifestations contre Denis Kadima peuvent-elles pousser ce dernier à la porte ?

Pendant ce temps, les partenaires de la RDC , entre autres, l’Union européenne et l’Allemagne , à travers leurs ambassadeurs, respectivement Jean Marc Châtaigner et  Dr. Oliver Schnakenberg, ont décidé d’encourager le président de la CENI Denis Kadima, et de soutenir le processus électoral en cours au pays.

Le train pour la tenue des élections en 2023 en République Démocratique du Congo, est déjà lancé !

 

 

 

 

 

 

 

Le Hautpanel

Leave A Reply

Your email address will not be published.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More