Emmanuel Shadary : “Nous voulons rationnaliser notre comportement dans le domaine financier d’un Parti Politique”

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Le secrétaire permanent du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) , a ouvert samedi, les travaux de la conférence budgétaire du PPRD pour l’exercice 2020.

Il a indiqué que le PPRD est une organisation comme tout Parti Politique contemporain. Organisation tout court, relativement stable, mais qui mobilise des soutiens en vue de participer directement à l’exercice du pouvoir politique au niveau central, provincial et/ou local.

Pour le SP. Shadary, le Parti Politique aussi à l’instar du PPRD a/ou doit avoir son budget annuel.Un budget discuté et adopté par les membres, un budget qui indique clairement et en fonction de la loi portant organisation et fonctionnement des Partis Politiques, qui indique clairement disais-je, ses recettes et ses charges. Nous voulons donc rationnaliser notre comportement dans le domaine financier d’un Parti Politique.

Ci-dessous l’intégralité du discours du SP. Emmanuel Shadary :

DISCOURS D’OUVERTURE ET D’ORIENTATION PRONONCE PAR LE CAMARADE SECRETAIRE PERMANENT, EMMANUEL RAMAZANI SHADARY, A L’OCCASION DU LANCEMENT DES TRAVAUX DE LA CONFERENCE BUDGETAIRE DU PPRD POUR L’EXERCICE 2020

Camarade membres du Bureau Politique ;

Camarade membres du Conseil National ;

Camarade membres du Secrétariat Permanent ;

Camarades Participants ;

Mesdames et Messieurs ;

Distingués invités ;

Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie est une organisation comme tout Parti Politique contemporain. Organisation tout court, relativement stable, mais qui mobilise des soutiens en vue de participer directement à l’exercice du pouvoir politique au niveau central, provincial et/ou local. Cette compréhension d’un Parti Politique nous renvoie justement à un certain nombre d’éléments constitutifs largement analysés par diverses écoles scientifiques.

Organisations, les partis politiques relèvent donc de la notion d’entreprise politique selon MAX WEBER et d’autres Joseph SHUMPETER … cela veut dire que les individus, membres de cette entreprise mettent en commun des ressources pour agir sur la scène politique et produire un résultat.

Le PPRD, première force politique de la République Démocratique du Congo s’inscrit bien entendu dans cette logique ; s’organiser à mettre en commun nos ressources en vue de produire un résultat et d’exister politiquement parce que nous partageons sans doute des croyances communes, nonobstant des logiques internes d’intérêts et des analyses particulières.

Convoquée par le Président Joseph KABILA KABANGE, la Première Matinée Politique d’Evaluation organisée à Lubumbashi du 21 au 24 octobre 2019, a eu le mérite d’évaluer la marche du Parti sous ses différents aspects, notamment celui des ressources financières. C’est la raison pour laquelle nous lançons les travaux de la Première Conférence budgétaire du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie pour l’exercice 2020, qui est une des recommandations-phares de la matinée sus évoquée.

Comme toute organisation, qu’elle soit simple ou complexe, elle mobilise des moyens pour son fonctionnement. Elle a donc un budget annuel pour la plupart. On parle du budget de notre école, budget de notre église, budget de notre club de football, budget d’un club d’amis ou budget de la République. Le Parti Politique aussi à l’instar du PPRD a/ou doit avoir son budget annuel.Un budget discutéet adopté par les membres, un budget qui indique clairement et en fonction de la loi portant organisation et fonctionnement des Partis Politiques, qui indique clairement disais-je, ses recettes et ses charges. Nous voulons donc rationnaliser notre comportement dans le domaine financier d’un Parti Politique.

Et, il me semble que convoquer une conférence budgétaire du PPRD comme nous le faisons à présent, c’est une première dans l’histoire des Partis Politiques en RDC, depuis son accession à l’indépendance.Nous saluons donc notre Président National Joseph KABILA KABANGE par son esprit ingénieux pétri d’expérience qui ne cesse de nous pousser vers la rationalisation de tout et de notre être vers un Parti de plus en plus civilisé qui a l’ambition de mobiliser d’avantage et qui cherche toujours à s’imposer comme représentatif d’une grande frange de la population et donc porteur d’un projet de société, porteur d’une grande cause : La dignité du peuple Congolais et son épanouissement total.

Rationnaliser notre comportement dans les finances d’abord au sein du Parti et ensuite dans les institutions étatiques, nous prédisposera aux attitudes contre le détournement des deniers publics et d’en faire tout un mode de vie dans notre pays, comme nous constatons aujourd’hui et que nous ne cessons de dénoncer avec force.

Le budget demeure le monitoring financier de toute organisation et à Lubumbashi il a été relevé, entre autres la nécessité impérieuse pour le PPRD de renforcer la mobilisation de ses ressources ainsi que les modalités pratiques de leur gestion en vue de consolider nos actions politiques à travers le territoire national et au regard des enjeux de l’heure et ceux auxquels nous allons faire face dans un proche avenir, c’est-à-dire en 2023.

L’occasion nous est donc offerte aujourd’hui, surtout pour les participants de mettre en oeuvre cette importante recommandation.

Les participants à la première conférence budgétaire du PPRD, qui sont-ils finalement ? En principe, au regard des dispositions de nos statuts, spécialement l’article 45, c’est le Conseil National qui adopte le budget annuel et approuve le rapport financier de l’exercice écoulé.Mais, comme, il a été constaté à Lubumbashi, du non fonctionnement de certains organes du Parti et que l’article 49 organise des rencontres des cadres et militants, cette première conférence qui déposera ses réflexions à l’autorité supérieure du Parti aura comme participants :

Des experts extérieurs (il y en a 5). Ils ont été recrutés dans l’Administration Publique et à l’Université de Kinshasa. On ne peut pas les présenter ici car ils ont insisté sur leur neutralité. Ils nous ont seulement vendu (à quel prix ?) leur intelligence.

Des experts internes, ils sont nombreux et sont des hauts cadres du Parti : députés nationaux, sénateurs, membres du Gouvernement, Mandataire des Entreprises, services et établissements publics et certains animateurs dans les organes centraux du Parti. Cette catégorie nous met à l’aise quant à la disposition de l’article 45 de nos statuts étant donné que les députés, ministres et mandataires sont membres du Conseil National du Parti.

Il y a enfin ceux qui gèrent le Parti au quotidien dans le domaine financier.Ce sont les chefs de département de finances et budget de toutes nos fédérations. Chaque fédération est représentée par son financier et la fédération de Kinshasa, elle en a 4. Donc ils sont tous au nombre de 29 et ils peuvent se mettre debout pour les saluer.

Chers camarades ;

Distingués invités ;

La loi sur le fonctionnement des Partis Politiques et les statuts du PPRD indiquent comment sont financées les activités des Partis Politiques. Généralement ces ressources sont constituées de :

Cotisations des adhérents ;

Cotisations des élus ;

Cotisations des personnes physiques (donc, legs et libéralités) ;

Revenus liés aux activités du Parti ;

Et la loi ajoute les subventions de l’État.

Chers Camarades ;

Si le renforcement de la mobilisation des recettes et les modalités pratiques de leur gestion constituent l’objectif global de la conférence ; de manière spécifique les participants doivent :

Diagnostiquer et établir l’état des lieux des finances du Parti ;

Identifier de façon exhaustive les différentes sources de financement du Parti ainsi que les possibles contributeurs et/ou donateurs majeurs ;

Définir les règles et mécanismes d’élaboration du budget du Parti en recette et en dépense.

Et quelle que soit la taille du Parti, des idées déjà consacrées en matière des postes des dépenses d’un Parti identifient généralement quatre (4) postes principaux de dépenses d’un parti politique. Il s’agit :

Les coûts fixes de fonctionnement intérieur. Ce sont des charges d’acquisition, de création ou d’entretien de locaux (eau et électricité …), les frais du secrétariat et de communication en général et de communication entre les structures nationales et locales, les dépenses de documentation et d’archivage, les primes diverses aux permanents, les frais de représentation, les dépenses organisées par le congrès et les réunions, séminaires des organes.

Les dépenses de recrutement, de formation des militants et cadres, formation aussi des candidats et des élus.

Il y a aussi les coûts de propagande interne et externe et d’insertion du Parti dans l’opinion sociétale ainsi que le financement des associations satellites ou proche de la sensibilité partisane.

Enfin le financement des campagnes électorales.

Evidemment notre Parti a ses choix et ceci est inhérent au contexte et aux objectifs attendus. Il sied, chers camarades, de noter que votre Parti fonctionne grâce aux contributions des élus (Députés et Sénateurs) et particulièrement le chef du Parti qui est aussi un élu (applaudissements pour eux).Leur contribution avoisinait les 60% mais aujourd’hui les autres cadres c’est-à-dire Ministres et mandataires affichent depuis le mois passé des performances encourageantes. Il y a lieu de les encourager aussi par des applaudissements.

Le Secrétaire National des finances nous informe qu’un membre du Gouvernement est en retard des cotisations depuis 2 mois. Il s’expose à la rigueur de nos textes et l’engagement signé au Parti avant sa prise de fonction. Nous allons aussi passer aux sanctions positives pour les camarades qui se sont distingués positivement. Je les vois dans la salle.

Chers camarades, parlant toujours des ressources, vous remarquerez que la cotisation des adhérents est faible, très faible et voire insignifiante. Il en est de même des ressources provenant des activités du Parti. La conférence doit donc nous proposer des mesures incitatives de mobilisation, mais il nous est de poser la question à l’Etat qu’a-t-on de la loi sur les financements des partis politiques adopté depuis près de 1à ans. Et qui me semble n’a jamais été appliqué. On se demande si le budget de la RDC en 2020, adopté à la dernière session, a prévu cette ligne de financement des partis politiques conformément à la loi sus rappelée ? Si non, le PPRD doit prendre des dispositions nécessaires pour l’Etat ou donc l’état de droit s’applique dans les faits et non par les discours propagandistes.

Distingués participants ;

Pour maintenir notre flamme comme première force politique de la RDC, il nous faudra beaucoup de moyens, beaucoup de moyens pour gagner toutes les élections. Il nous faut donc un budget réaliste, qui intériorise la discipline et l’orthodoxie, sans perdre l’efficacité et l’anticipation politique.

Pour nous en convaincre, prenez à titre d’illustration le rapport de Lubumbashi qui a estimé un cout de fonctionnement mensuel de près d’un million, alors que le Parti n’a mobilisé que 12% soit moins de 180.000$ le mois. D’où toute l’importance qu’il y a pour nous d’élaborer de bonnes prévisions budgétaires et concevoir de meilleures stratégies de mobilisation de recette du parti. Ce qui va nous permettre de combler le gajo. Il s’agit là de l’un de nos défis majeurs. C’est pourquoi, la présente conférence budgétaire, devra permette à la commission budgétaire d’élaborer le budget du Parti pour l’exercice 2020 en vue d’atteindre les résultats ci-après :

Un budget annuel du Parti en 2020 en tenant compte des rivalités du terrain et de la proximité avec notre population telle que recommandé par le chef du Parti ;

Des mécanismes des contraintes de recouvrements assorties des sanctions (positives ou négatives) sont mis place ;

Des mécanismes d’organisation des journées spéciales des cotisations renforçant la culture contributive au sein du Parti sont également conçus ;

Un barème de dotation des frais de fonctionnement en faveur de différentes structures du Parti est mis en place ;

Des critères et conditions de création et d’exploitation des sociétés et/ou fondation et ONG sont définis conformément à la loi ;

Des pistes d’élaboration du programme multisectoriel d’autonomisation du Parti sont également dégagées.

Et pour des raisons pratiques, la commission budgétaire qui va succéder à la présente conférence budgétaire, comprend deux groupes essentiels : le premier se charge des aspects des recettes et le second se penche sur les aspects des dépenses di budget du Parti. Les sous commissions spécifiques seront mises en place à cet effet, par chaque groupe.

C’est pour cela que j’invite la conférence à exploiter à fond toutes les sources de financement prévues dans nos statuts.

Chers camarades ;

Ayant donné les orientations nécessaires pour l’élaboration des prévisions budgétaires dignes du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, PPRD en sigle, et tout en vous souhaitant une excellence travail dans la commission et sous-commission, au nom du Président National, le Camarade Joseph KABILA KABANGE, je déclare maintenant ouverts les travaux de la PremièreConférence Budgétaire du PPRD pour l’exercice 2020 et je vous remercie.

 

Fait à Kinshasa, le 21 décembre 2019

Hon. Emmanuel RAMAZANI SHADARY

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