Holocauste : La chancelière allemande Merkel et le Premier ministre israélien Bennett à Yad Vashem

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En visite en Israël , la chancelière allemande Angela Merkel s’est rendu ce dimanche 10 Octobre 2021 à Yad Vashem, en compagnie du Premier ministre israélien Naftali Bennett , du président de la direction de Yad Vashem, Dani Dayan, et du président du Conseil de Yad Vashem, le rabbin Yisrael Meir Lau.

Le Premier ministre Bennett et la chancelière allemande Merkel ont visité l’exposition “Flashs of Memory: Photography during the Holocaust”, ainsi que le Museum of Holocaust Art, présentant l’art de l’artiste belge Carol Deutsch, entre autres.

Les deux dirigeants ont ensuite observé le Shoah Legacy Campus, actuellement en construction, ainsi que les objets de Hambourg, la ville natale de la chancelière Merkel qui y seront exposés.

Après la tournée, les deux personnalités ont rencontré le survivant de l’Holocauste, le Dr Henry Foner.

A l’issue de la visite, le Premier ministre Bennett et la chancelière Merkel ont participé à une cérémonie commémorative d’État dans le Hall du Souvenir, à la fin de laquelle la chancelière a signé le livre d’or officiel de Yad Vashem.

Par ailleurs, le Premier ministre israélien Bennett a déclaré ce qui suit à la cérémonie :

« Le mot hébreu ‘shoah’, qui s’est également imposé dans le monde entier et sert à décrire la destruction du peuple juif pendant la Seconde Guerre mondiale, vient du Psaume 63:10, ‘Mais ils cherchent mon âme pour la rendre désolée.’

Le sens originel du mot est « désolation ». Le but des nazis était de laisser derrière eux une désolation, l’effacement complet de notre peuple. Un tiers a été perdu, six millions d’hommes, de femmes et d’enfants.

Mais, invités d’honneur, quand on quitte Yad Vashem et qu’on voit les paroles du prophète Zacharie 8 :5, « Et les rues de la ville seront remplies de garçons et de filles jouant dans ses rues », on comprend l’énormité du désastre, et l’on comprend aussi l’énormité du miracle : Quelques décennies seulement séparent l’Israël fort, prospère et optimiste de nos jours et la Shoah, le génocide le plus massif de l’histoire, et le chapitre le plus difficile, le plus sombre et le plus douloureux des annales de notre peuple.

La Shoah est riche d’enseignements. Même des décennies plus tard, le peuple juif n’a pas encore compris l’ampleur du désastre qui s’est abattu sur lui. À mon avis, la leçon la plus importante est la plus simple et la plus évidente : la place du peuple juif est sur son sol, ici en Terre d’Israël.

La Shoah n’est pas la raison d’être de l’État d’Israël. Le lien du peuple juif avec sa terre n’a pas commencé à Auschwitz. Mais Auschwitz, nos frères et sœurs qui s’y sont perdus renforce notre détermination à ne plus jamais être sans défense, loin de notre patrie.

Pour moi, en tant que Juif croyant, en tant qu’Israélien, en qui est gravée l’histoire de notre peuple, et est avec lui partout où il va, en tant que personne aux racines familiales qui ont été coupées dans la Shoah et qui sont commémorées ici par leur nom, en tant que Premier ministre d’Israël, dont l’avenir est confié entre ses mains, tous les chemins mènent à Jérusalem».

 

 

 

Le Hautpanel

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