La Monusco souligne qu'”elle ne quittera pas la RDC de manière précipitée, elle travaille à un retrait progressif, responsable et durable”

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Le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme en République démocratique du Congo (RDC), Abdoulaziz Tshoye, a déclaré ce mercredi 30 septembre 2020, lors de la conférence bi hebdomadaire de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation de la RDC (MONUSCO), que cette organisation ne quittera pas la RDC de manière précipitée, elle travaille à un retrait progressif, responsable et durable, qui permette à la RDC de prendre elle-même en charge sa sécurité et sa stabilité.

Selon lui, cette transition se fera par un transfert progressif des tâches de la Mission onusienne au Gouvernement de la RDC, en coordination avec l’équipe de pays des Nations Unies et les partenaires concernés.

À la suite des élections de 2018, la MONUSCO a fermé huit bureaux à travers la RDC dans des zones de relative stabilité, et a concentré sa présence et ses opérations dans les zones encore affectées par le conflit. Des progrès politiques et sécuritaires supplémentaires permettront de poursuivre cette approche.

Il a martelé que “ce retrait ne sera pas brutal : il sera progressif, par étapes et en tenant compte de l’évolution de la situation sur le terrain et des besoins de protection de la population congolaise”, a déclaré Abdoulaziz Tshoye.

Appel aux jeunes à ne pas rejoindre les groupes armés lors du concert pour la paix à Bunia 

Dans la province de l’Ituri, une mission pluridisciplinaire de la MONUSCO s’est rendue sur place, à Boga et Tchabi du 17 au 20 septembre 2020, à la suite des affrontements communautaires meurtriers à Tchabi à plus de 135 kilomètres de Bunia dans le territoire d’Irumu en Ituri, . Les tensions communautaires y ont fait une quinzaine de morts et plusieurs personnes kidnappées à Belo et Payi-Payi, respectivement dans la Chefferie de BanyariTchabi et celle de Walesse Vonkutu.

En outre, la MONUSCO intensifie ses patrouilles de sécurisation à travers Bunia, avec une priorité aux sites de personnes déplacées. C’est le cas à Mudzipela à trois kilomètres de Bunia où vivent plusieurs milliers de déplacés. Trois fois par jour (matin, après-midi et pendant la nuit), les casques bleus bangladais de la MONUSCO, la Police des Nations Unies ou l’Unité de Police constituée sénégalaise, effectuent des patrouilles autour des camps de déplacés à Bunia ainsi qu’à travers les différentes artères de la ville.

Enfin, dimanche 27 septembre 2020, le MONUSCO a organisé un concert pour la paix à Bunia auquel plus de mille personnes ont pris part, dont le Ministre provincial de l’Intérieur (qui représentait le Gouverneur de Province), le Commandant du Secteur opérationnel des FARDC en Ituri, la PNC, le Collectif des Femmes de l’Ituri, le Conseil Urbain de la Jeunesse de Bunia, le Maire de Bunia… ainsi que deux anciens miliciens repentis qui ont lancé un appel à la jeunesse à ne pas rejoindre les groupes armés.

La Monusco sensibilise sur le respect des droits de l’homme

Au Nord-Kivu, une mission conjointe MONUSCO, autorités locales et Fédération des entreprises du Congo (FEC/Beni) s’est rendue la semaine dernière dans la zone frontalière de Kasindi-Lubiriya, 35 km de Beni.

Le but est d’évaluer techniquement le pont Hululu dont les travaux, confiés au génie militaire de la MONUSCO, sont en passe d’être conclus. Ce pont d’intérêt économique, qui relie la région de Beni-Butembo à l’Ouganda et ouvre aussi la voie à l’Afrique de l’Est, s’était effondré en mai dernier, après de grosses pluies qui s’étaient abattues sur la région.

La section Genre de la MONUSCO accompagnée de celles des Affaires politiques et Droits de l’homme ont échangé dimanche avec une quarantaine d’étudiants (37 filles et 8 hommes) de l’Université Chrétienne Bilingue du Congo, UCBC, à l’invitation de l’Association des étudiantes de cette Université bilingue, Women’s Voice, qui milite pour la promotion du leadership des jeunes femmes à Beni.

Le but de cet échange pour les participants est de comprendre les notions de la masculinité positive comme levier de transformation des mentalités pour l’épanouissement d’une société respectant les droits humains et acceptant de progresser vers l’égalité des sexes. La section Genre a donc mis à profit ces moments pour expliquer les textes juridiques, dont la Constitution de la RD Congo, alors que la section Droits de l’homme a tablé sur la mission du BCNUDH en tant que garant de la protection des droits de l’homme.

Il a été aussi expliqué aux participants comment contacter et informer le bureau des Droits de l’homme en cas de violation des droits de l’homme. Les Affaires politiques, de leur côté, ont entretenu leurs hôtes sur les bases de l’égalité entre les hommes et les femmes à travers les textes et résolutions nationaux et internationaux ratifiés par la République démocratique du Congo.

 

Le Hautpanel

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