Le Président Félix Tshisekedi pour la mise en œuvre de la charte de la renaissance africaine

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Un grand moment de ferveur culturelle. Ainsi peut-on qualifier la cérémonie, sobre mais pleine de signification, organisée ce samedi 27 février 2021, à la salle des spectacles du Palais du peuple pour marquer d’une pierre blanche, la mandature culturelle du Chef de l’État et Président en exercice de l‘Union Africaine, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Une cérémonie qui aura magnifié l’excellence et porté aux nues le potentiel culturel congolais et africain. Une cérémonie où, finalement, politiques et culturels ont, l’instant d’une pièce, « Une saison au Congo » d’Aimé Césaire, communié autour d’un idéal commun et avant-gardiste, celui de la renaissance africaine dont Félix-Antoine Tshisekedi est dorénavant porteur.

L’occasion était toute indiquée pour le nouveau Chairman de l’Union africaine, d’égrener son plan d’action axée sur la vision panafricaine d’une Afrique intégrée, prospère et pacifique. Le Président de la République dont la démarche s’inscrit en droite ligne de l’objectif fixé par le premier Plan décennal de mise en œuvre de l’agenda 2063 de l’Organisation panafricaine, s’est décidé de placer son mandat sous le signe d’une « Union Africaine au service des peuples ». Cette sous-thématique procède de sa réelle volonté de mettre l’Organisation continentale « à la portée du citoyen africain pour qu’il s’en approprie et l’utilise comme un instrument incontournable dans son développement individuel et collectif ».

Dans son allocution de circonstance, le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, a mis une emphase particulière sur la renaissance du continent qui, d’après lui, devrait résulter de l’effort de ses fils et filles qui ne doivent être mis en marge des chantiers de l‘innovation, car, a-t-il dit, « c’est de ce capital humain que jaillira le génie de demain capable d’inventer des solutions adaptées aux équations de notre propre devenir». D’où son appel aux créateurs africains, toute discipline confondue, pour qu’ils se dotent d’un civisme panafricain. « Je leur demande de prendre conscience de leur rôle irremplaçable dans la construction de l’Afrique, de ses communautés régionales et de chacun de ses États », a-t-il lancé en guise d’exhortation.

Félix-Antoine Tshisekedi s’est, par ailleurs, déclaré en faveur de la reconstruction de la mémoire du passé, de la promotion de la conscience historique de l’Afrique et de sa diaspora, de la réhabilitation de son patrimoine, de ses archives, de ses traditions et ses vestiges, mais aussi, de ses propres langues. Il a promis d’apporter une contribution décisive au développement du potentiel culturel africain en assurant notamment la mise en œuvre de la Charte de la Renaissance Africaine via l’obtention des dernières ratifications, encore en souffrance, des États membres. Dans le même ordre d’idées, il a proposé que 1% des budgets nationaux des États affiliés soit affecté au développement des industries culturelles et à la recherche scientifique et technologique.

Sur la même lancée, le Président en exercice de l‘Union Africaine pense capitaliser sa participation aux évènements internationaux pour mener un plaidoyer assidu en vue d’assurer la promotion de la culture, des arts et du patrimoine tout en étant en phase avec l’agenda de la conversion et d’annulation des dettes publiques.

Quant à la part de la RDC au renforcement de la créativité africaine, il a annoncé l’organisation, cette année, de deux Grands Prix d’incitation à la créativité, l’un de portée africaine destiné à honorer les talents du continent et l’autre, d’essence purement nationale, assurera la promotion du livre et de la lecture. Outre cette organisation, Kinshasa abritera prochainement une Conférence sur le Patrimoine et le Musée de l’Afrique, en plus de trois autres manifestations d’envergure attendues portant sur l’illustration des arts et savoir-faire endogène, ainsi que sur les innovations technologiques locales. Il s’agit du Festival panafricain de la ville de Kinshasa, du Festival Amani et du Festival Rumba Parade. Un autre projet consacré à la lecture des enfants par les bandes dessinées pour une meilleure connaissance de l’histoire africaine a également été évoquée.

Loin d’être exhaustif dans l’énumération de ses actions au plan culturel, Félix-Antoine Tshisekedi a réitéré son engagement à répondre au besoin récurrent du peuple africain, celui de vivre dans un environnement apaisé. Et à ce titre, il a annoncé la tenue prochaine d’un Colloque international sur la paix et la sécurité en Afrique. « Il est temps que l’Afrique puisse s’interroger sur les causes de ses guerres endémiques », a-t-il indiqué, convaincu de l’opportunité de ces assises devant contribuer à la mise en action d’un Plan d’action ambitieux et réaliste, de sorte à permettre au continent de se rallier, enfin, à la culture de la paix, de la justice et de la démocratie.

 

Le Hautpanel

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