Le Royaume-Uni fait pression sur l’Iran pour la libération des ressortissants britanniques détenus et pour l’accord nucléaire

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Le Royaume –Uni veut obtenir la libération de ses ressortissants détenus arbitrairement en Iran et inviter l’Iran à revenir sur la table des négociations au sujet de son nucléaire.

C’est dans cette optique que la ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss rencontrera ce lundi 20 septembre 2021 , le ministre iranien des Affaires étrangères Amir Abdollahian lors de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York , aux États-Unis.

« Je demanderai à l’Iran d’assurer la libération immédiate et permanente de tous les ressortissants britanniques arbitrairement détenus en Iran, et de commencer à travailler avec nous pour réparer nos relations fracturées », a déclaré la ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss.

La ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni demandera à l’Iran de libérer immédiatement Nazanin Zaghari-Ratcliffe, Anoosheh Ashoori, Morad Tahbaz et tous les ressortissants britanniques injustement piégés en Iran.

Alors que le 2000e jour de détention arbitraire de Nazanin Zaghari-Ratcliffe approche cette semaine, elle demandera au ministre iranien des Affaires étrangères de mettre fin à ses souffrances, lui permettant de rentrer chez elle pour retrouver sa fille et son mari au Royaume-Uni.

Le Royaume-Uni, les États-Unis et les partenaires internationaux sont pleinement engagés dans un accord nucléaire, mais chaque jour où l’Iran continue de retarder les pourparlers tout en intensifiant son propre programme nucléaire signifie qu’il y a moins d’espace pour la diplomatie.

C’est pourquoi, la ministre britannique des Affaires étrangères réitérera l’offre américaine de lever les sanctions en échange du retour de l’Iran au plein respect de ses engagements nucléaires. Elle appellera l’Iran à reprendre les pourparlers de Vienne sur l’accord nucléaire (JCPoA) et à revenir une fois de plus au respect de ses engagements nucléaires, ce qui est dans le meilleur intérêt de toutes les parties.

Pour rappel, les négociations sur le nucléaire iranien dans le cadre du Plan d’action global conjoint (JCPoA) dont participent (Iran, Royaume-Uni, France, Allemagne, Russie, Chine, Union Européenne) et les États-Unis avaient repris à Vienne le 6 avril 2021.

Il y a eu six cycles de négociations sur dix semaines jusqu’à ce que l’Iran suspende les pourparlers le 20 juin, peu de temps après son élection présidentielle.

L’Iran ne s’est pas engagé à retourner à Vienne, bien que d’autres participants au JCPoA et les États-Unis aient déclaré à plusieurs reprises qu’ils étaient prêts à le faire.

Parallèlement, l’Iran continue d’intensifier son programme nucléaire. Les derniers rapports de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) confirment que l’Iran a produit pour la première fois de l’uranium métal enrichi jusqu’à 20 % et a considérablement augmenté sa capacité de production d’uranium enrichi jusqu’à 60 %. L’Iran n’a jamais été aussi près d’avoir la capacité de développer des armes nucléaires.

 

 

 

 

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