Leila Zerrougui appelle à des sanctions contre les assaillants des groupes armés et préconise à la classe politique congolaise de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation

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La Représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies en République Démocratique du Congo, et Cheffe de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation de la RDC (MONUSCO), Leila Zerrougui, s’est entretenue mercredi 09 septembre 2020, au Palais du peuple, avec le président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba, au sujet du mandat de la MONUSCO et la situation politique et sécuritaire dans la partie Est de la RDC.

Au sortir de cet entretien avec le Président du Sénat Congolais, Alexis Thambwe Mwamba, la patronne de la Monusco s’est exprimée à la presse :

Concernant l’insécurité perpétrée par les forces négatives dans la partie Est de la République Démocratique du Congo, Leila Zerrougui a suggéré l’application des sanctions prévues par la loi Congolaise.

« Quand on voit tout ce qui est en train de se passer, toutes les menaces, les attaques contre les populations civiles, des villages qui sont brulés, des écoles détruites, des femmes violées, donc c’est toujours la population qui paie le prix le plus lourd, quand l’insécurité s’installe. Il faut absolument, ceux qui recourent à cette violence, cessent de penser qu’ils peuvent jouir de l’impunité, et qu’ils peuvent bénéficier des grades et de l’intégration dans l’armée. Ça je pense que c’est quelque chose que nous pouvons tous dire ensemble, pas seulement moi, je pense que toute la classe politique , parce que je pense c’est le seul moyen, si on veut vraiment couper et mettre fin à cette logique de violence, les gens doivent savoir que d’abord, il n’y a pas de promotion à espérer, et l’impunité n’est pas au rendez-vous, si vous voulez entrer dans l’armée, vous passez un concours, vous entrez dans l’armée comme dans tous les pays du monde», a -t-elle dit.

La Cheffe de la MONUSCO, Leila Zerrougui a également évoqué le mandat de la MONUSCO en République démocratique du Congo.

«J’ai réitéré cet engagement avec les autorités, avec la présidence,  avec madame Mabunda et maintenant avec le président du Sénat, pour qu’on soit d’accord , qu’on marche sur la même longueur d’ondes, avec le conseil de sécurité sur les questions des prochaines étapes pour préparer justement ce départ que le conseil de sécurité a dit responsable et durable, il ne faut pas fermer et revenir, tout le monde dans le conseil de sécurité après les élections de 2018, on considère que c’est le moment de partir.»

A ce propos, elle a indiqué que son organisation est présente actuellement dans six provinces, à savoir Ituri, les deux Kasaï, les deux Kivu et le Tanganyika.

Leila Zerrougui a préconisé à la classe politique congolaise de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation , à rechercher le dialogue et tous les autres moyens pour parvenir à la paix et l’unité nationale mais pas la guerre.

«Je pense qu’ il y a un travail que les congolais doivent faire entre eux pour que quel que soit le conflit qu’on peut avoir, on peut être en divergence , mais on est pas des ennemis , on est des congolais, donc on est pas d’accord avec des adversaires , on peut être adversaire politique, donc on peut être partenaire aujourd’hui, demain adversaire, on utilise le langage , on utilise la discussion, on utilise les arguments juridiques, les arguments politiques, les arguments économiques, mais pas en à faire la guerre», a conclu MmeZerrougui.

 

Le Hautpanel

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