Les États-Unis interdisent l’accès au visa à 76 Saoudiens soupçonnés pour le meurtre de Khashoggi 

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Les États-Unis ont annoncé ce vendredi 26 février 2021, l’interdiction de visa à 76 Saoudiens soupçonnés pour le meurtre de Jamal Khashoggi, indique un communiqué du Département d’État américain.

« Pour commencer, le Département d’État américain a pris des mesures conformément à l’interdiction de Khashoggi pour imposer des restrictions de visa à 76 Saoudiens soupçonnés d’avoir menacé des dissidents à l’étranger, y compris, mais sans s’y limiter, le meurtre de Khashoggi», déclare le secrétaire d’État américain, Antony Blinken.

Il a ajouté : «Par souci de sécurité pour tous à l’intérieur de nos frontières, les auteurs qui ciblent des dissidents présumés au nom d’un gouvernement étranger ne devraient pas être autorisés à atteindre le sol américain».

Antony Blinken a précisé qu’ “Aujourd’hui, l’administration Biden-Harris a soumis un rapport non classifié au Congrès, assurant la transparence sur cet horrible meurtre. Parallèlement à la transmission de ce rapport, et dans le cadre de l’engagement du Président, le gouvernement des États-Unis annonce des mesures supplémentaires pour renforcer la condamnation mondiale de ce crime et pour repousser les gouvernements qui dépassent leurs frontières pour menacer et attaquer les journalistes et dissidents pour avoir exercé leurs libertés fondamentales”.

Le président américain Joe Biden a déclaré dans un communiqué publié en octobre dernier à l’occasion du deuxième anniversaire du meurtre que la mort de M. Khashoggi ne serait pas vaine et que nous devons à sa mémoire de lutter pour un monde plus juste et libre.

Interdiction Khashoggi

Selon Blinken , «l’interdiction de Khashoggi», est une nouvelle politique de restriction des visas conformément à l’article 212 (a) (3) (C) de la loi sur l’immigration et la nationalité. L’interdiction de Khashoggi permet au département d’État d’imposer des restrictions de visa aux personnes qui, agissant au nom d’un gouvernement étranger, auraient été directement engagées dans des activités contre-dissidentes extraterritoriales graves, y compris celles qui répriment, harcèlent, surveillent, menacent, ou nuire à des journalistes, militants ou autres personnes perçues comme dissidents pour leur travail, ou qui se livrent à de telles activités à l’égard des familles ou d’autres proches de ces personnes. Les membres de la famille de ces personnes peuvent également être soumis à des restrictions de visa en vertu de cette politique, le cas échéant.

Par ailleurs, le secrétaire d’État américain a demandé au Département d’État de rendre compte de toutes les activités extraterritoriales de tout gouvernement dans les rapports annuels sur les pratiques en matière de droits de l’homme.

Au regard de cette décision, les États-Unis s’engagent à être le gendarme du monde en matière des droits de l’homme et libertés fondamentales.

“Les États-Unis continueront de faire la lumière sur tout gouvernement qui cible des individus, que ce soit au niveau national ou extraterritorial, simplement pour avoir exercé leurs droits de l’homme et leurs libertés fondamentales”.

S’agissant des relations entre les États-Unis et l’Arabie -Saoudite, le président Biden a clairement indiqué que le partenariat entre les deux pays doit refléter les valeurs américaines. Les États-Unis restent investis dans leurs relations avec l’Arabie saoudite. À cette fin, l’administration Biden -Harris a indiqué que les menaces et agressions extraterritoriales de l’Arabie saoudite contre des militants, des dissidents et des journalistes doivent cesser. Ils ne seront pas tolérés par les États-Unis.

Rappelons qu’en octobre 2018, le monde a été horrifié par le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, résident permanent légal des États-Unis, au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, en Turquie.  Il était un grand critique du prince saoudien Mohammed Bin Salman.

“Les individus devraient pouvoir exercer leurs droits de l’homme et leurs libertés fondamentales sans crainte de représailles, de représailles, de punition ou de préjudice du gouvernement. Jamal Khashoggi a payé de sa vie pour exprimer ses convictions”, a souligné Antony Blinken.

 

Le Hautpanel

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