L’Iran et les États-Unis ont lancé des pourparlers indirects pour sauver l’accord nucléaire signé en 2015

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L’accord nucléaire de 2015 entre l’Iran et les puissances mondiales dont les États-Unis, est au cœur des pourparlers indirects qui se sont ouverts mardi 06 avril 2021 , à Vienne , en Autriche.

“La réunion de la Commission mixte du JCPOA a été un succès … La restauration du JCPOA ne se fera pas immédiatement. Cela prendra du temps. Combien de temps? Personne ne le sait”, a écrit sur Twitter Mikhail Ulyanov, envoyé de la Russie à Vienne auprès des organisations internationales.

Ayant quitté , cet accord JCPOA sur les nucléaires Iranien en 2018, sous l’administration Trump , les États-Unis aimeraient impulser un nouveau leadership avec Biden notamment en intégrant à nouveau ledit accord.

L’administration du président Biden veut relancer l’accord mais a déclaré que cela nécessitait des négociations.

Dans le cadre de l’accord de 2015, les sanctions américaines et autres sanctions économiques contre Téhéran ont été levées en échange de restrictions sur le programme nucléaire iranien pour rendre plus difficile le développement d’une arme nucléaire une ambition que Téhéran nie.

“Cela impliquera des discussions sur l’identification des mesures que les États-Unis doivent prendre et sur les mesures que l’Iran devra prendre”, a déclaré Rob Malley, responsable de la délégation américaine à ces pourparlers à la radio NPR mardi matin, avant d’ajouter : “Parce qu’ils sont de plus en plus en non-respect de leurs engagements nucléaires.”

Des intermédiaires européens faisaient la navette entre les responsables iraniens et américains à Vienne alors qu’ils cherchaient à ramener les deux pays en pleine conformité avec l’accord.

L’Iran a régulièrement dépassé les limites de l’accord sur son programme nucléaire en réponse au retrait unilatéral de Washington de l’accord en 2018 et à sa réimposition de sanctions qui ont paralysé l’économie de la République islamique.

Pour Téhéran, cette reprise des pourparlers était envisagée comme difficile, alors que le pouvoir iranien a rejeté à plusieurs reprises les «négociations directes et indirectes» avec Washington.

“Nous sommes convaincus que nous sommes sur la bonne voie, et si la volonté, le sérieux et l’honnêteté de l’Amérique sont prouvés, cela pourrait être un bon signe pour un avenir meilleur pour cet accord”, a déclaré à la presse le porte-parole du du gouvernement iranien Ali Rabiei.

Il sied de noter que des responsables britanniques, français et allemands font office d’intermédiaires entre l’Iran et les États-Unis, faisant la navette entre les deux délégations. La Russie et la Chine, les autres parties au pacte de 2015, sont également présentes.

 

Le Hautpanel

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