Patrick Muyaya : L’exercice de la liberté de la presse doit se faire selon le code d’éthique et de la déontologie

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Le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya, a rappelé ce lundi 10 mai 2021, aux journalistes que l’exercice de la liberté de la presse doit se faire selon le code de l’éthique et de la déontologie.

C’était ce lundi 10 mai 2021, lors d’un atelier organisé par l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) avec l’appui de la MONUSCO, au cercle Elaïs dans la commune de la Gombe.

Au cours de cet atelier axé sous le thème : « L’éthique professionnelle, la déontologie et la dépénalisation des délits de presse », le ministre Patrick Muyaya a fait savoir que le gouvernement soutient l’exercice de la liberté de presse, mais cela doit se faire selon les normes.

Ce respect du code qui régit la profession, a-t-il indiqué, n’est souvent pas respecté au regard des plaintes enregistrées dans ce métier par des personnes lésées suite au travail réalisé par le journaliste. « Nous sommes heureux de cette initiative de l’UNPC pour voir dans quelle mesure le journaliste est rappelé à son devoir de responsabilité et au respect du code » a-t-il dit.

Patrick Muyaya a rappelé que le pays passe des moments particuliers marqués par l’État de siège, et la responsabilité du journaliste est engagée dans la manière de couvrir l’information qui doit se faire de manière professionnelle. « Je suis convaincu qu’à l’issue de cette formation vous serez suffisamment outillés pour répondre aux défis qui attendent la presse en général et le journaliste en particulier, en termes de qualité du travail que vous aurez à rendre».

Le Pr Rigobert Munkeni Lappess a, dans son intervention, précisé que le journaliste congolais doit nécessairement respecter les règles d’éthique et la déontologie et se montrer responsable, pour qu’il bénéficie de la dépénalisation.

Pour lui, les dérapages qu’enregistre la presse sont dus aux conditions précaires du journaliste qui ne lui permet pas de bien vivre et de travailler dans la quiétude, et donc il y a nécessité d’améliorer les conditions de travail de ce dernier.

La dépénalisation ne veut pas dire la décriminalisation

A son tour, le Pr. Luzolo Bambi Lessa a fait savoir que la dépénalisation des délits de presse ne veut pas dire la décriminalisation.

La dépénalisation prévoit à ce qu’un journaliste qui commet un délit de presse réponde de son acte autrement que l’emprisonnement. Et la dépénalisation semble plus compatible dans une République dite démocratique comme la notre, qui prône l’émergence d’un État de droit.

Cependant, le journaliste est tenu à la responsabilité disciplinaire et civile qui oblige à un journaliste qui a commis un délit de presse à la réparation. Il a plaidé pour une nouvelle loi qui réglemente l’exercice de la liberté de presse au détriment de l’actuelle qui est plus vieille que la Constitution du pays.

De son côté, le Pr. Jean Chrétien Ekambo a préconisé la reprofessionnalisation de la presse à travers toutes ses structures pour permettre au journaliste d’être reconnu dans ses fonctions au sein de la société.

Le président national de l’UNPC Gaby Kuba, a rendu hommage aux intervenants pour leurs exposés enrichissants qui contribuent à l’épanouissement des professionnels des médias et à la réduction des délits de presse.

 

 

Le Hautpanel

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