Pollution de la rivière Kasaï : Sama Lukonde diligente des missions de solidarité et humanitaires dans les provinces impactées

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Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a présidé à la Primature une réunion d’urgence avec les ministres sectoriels pour évaluer la situation de la pollution de la rivière Kasaï et considérant les impacts nocifs sur la biodiversité du pays.

A cet effet, le Chef du Gouvernement a diligenté des missions de solidarité avec les populations riveraines des provinces impactées par cette pollution de la rivière Kasaï, au départ de l’Angola voisin.

La Vice-première ministre en charge de l’Environnement et Développement durable, Eve Bazaïba, fait le compte rendu de cette réunion d’urgence.

« Ce qu’il faut retenir, c’est d’abord que le Gouvernement est très préoccupé par cette question depuis que nous avons reçu des informations, il y a deux semaines. Et pendant ce temps, les actions sont faites sur le terrain. Il y a des échantillons, par deux fois, qui ont été prélevés. Des analyses ont été faites. Nous avons de premiers éléments qui montrent clairement qu’il s’agit des substances qui ont contaminé les eaux et qui absorbent l’oxygène dans l’eau. C’est pourquoi, il y a la mort de tout ce qu’il y a. Il n’y a pas de vie dans l’eau. C’est pourquoi, il y a des poissons qui sont retrouvés morts. Il y a des cas des hippopotames qu’on a trouvés morts à Ilebo. Il y a aussi d’autres éléments. Nous voulons en avoir le cœur net. Il y a une démarche qui est en train d’être organisée pour aller vers le pays frère, dont l’usine a contaminé les eaux. Parce qu’il s’agit de la contamination avec des dégâts matériels qu’on a enregistrés avec aussi un danger dans le corps humain », a confié Eve Bazaïba.

Selon les informations du Gouvernement Congolais, il y a plus de 400 personnes qui ont été répertoriées connaissant des cas de diarrhée à la suite de la pollution des eaux.

« Le Gouvernement est en train de s’atteler pour des actions humanitaires. Sur le terrain, nous savons que ça sera très difficile. Donner l’alternative à l’eau, n’est pas la porte à côté. Parce qu’il y a toute la population riveraine. Nous avons vu des éléments satellitaires qui montrent tous les corridors de la rivière Tshikapa, de la rivière Kasaï pour sortir vers le Kwilu et le Maï-Ndombe. On n’est plus dans le Kasaï seulement. Demain ou après-demain, on peut retrouver ces substances ici à Kinshasa, sur le fleuve Congo. C’est un danger permanent. Mais le Gouvernement va faire un effort pour donner l’alternative à certaines questions. Il y a l’eau. Il y a l’aide humanitaire nécessaire pour que la population puisse s’approvisionner autrement et essayer de limiter les dégâts. En termes de dégâts, il y en a déjà. Voilà pourquoi, pour le moment, nous sommes dans la démarche de demander que cela soit stopper immédiatement, parce qu’il s’agit de la vie humaine. Les mesures, c’est la descente du Gouvernement. Il y a une forte équipe de haut niveau du Gouvernement qui va arriver sur le terrain en mission de solidarité, en mission humanitaire, dans toutes ces contrées. Nous avons le Kasaï, le Kwilu et le Maï-Ndombe. Il y a encore une autre démarche vers le pays frère de l’Angola », a-t-elle ajouté.

Ont participé à cette réunion, outre la Vice-première ministre en charge de l’environnement, les ministres d’État au Budget, de la Justice et Garde des sceaux, les ministres des Finances, des Affaires Sociales et plusieurs experts dans le domaine.

 

 

 

Le Hautpanel

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