RDC : Des autorités Congolaises appelées à rappeler à l’ordre l’ambassadeur Hammer

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Des organisations pro-démocratie de la République Démocratique du Congo et des acteurs politiques congolais sont montés au créneau depuis le 01 avril face à ce qu’ils appellent “ingérence” de l’ambassadeur des États unis d’Amérique, Mike Hammer dans les affaires internes du pays.

Dans leurs tweets, ces organisations et acteurs politiques congolais appellent les autorités du pays de rappeler à l’ordre l’ambassadeur des États-Unis accrédité en RDC.

Le mouvement citoyen Lutte pour le changement, “Lucha” exige une retenue de la part de Mike Hammer dans un “pays d’accueil lorsqu’il parle”.

«Malgré un engagement important des USA en RDC, la théâtralisation des activités de monsieur l’ambassadeur des USA devient de plus en plus malsaine, les autorités congolaises devraient le rappeler la sobriété et la retenue dans un État d’accueil. C’est une question de dignité et de respect», écrit-elle ce vendredi 2 avril 2021 sur Twitter.

Madame Nzuzi  Wa Mbombo, ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2006 et ex-gouverneur de Kinshasa s’étonne quant à elle.

“Je valide, un diplomate étranger ne peut jamais s’immiscer dans les affaires internes d’un pays, même si ce pays fut une ancienne colonie. Il y a les lois internationales qui l’interdépendance”, a tweeté ce vendredi Mme Nzuzi wa Mbombo.

Devant un tel dérapage dans les sorties médiatiques de l’ambassadeur américain, la sénatrice Francine Muyumba pense qu’il est temps que les autorités restreignent cette liberté accordée à Mike Hammer, d’après elle, cette liberté commence déjà à inquiéter le pays.

“Aujourd’hui, l’ambassadeur des USA a une énième fois outrepassé sa mission. Cette liberté qui lui est accordée par nos dirigeants inquiète tant le pays est souillé à chacune de ses activités”.

Une autre réaction est celle, de l’ex-ministre des droits humains, Marie-Ange Mushobekwa qui fait savoir qu’aucun État ne peut dominer sur un autre lorsqu’il s’agit d’une coopération entre États.

“J’entends par coopération entre États souverains, le rendez-vous du donner et du recevoir. Pas de domination, pas d’ingérence insolente et humiliante d’un pays (aussi puissant soit-il) contre un autre au nom du soutien contre le terrorisme et des groupes armés. C’en est trop”, a -t-elle souligné.

 

 

Le Hautpanel

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