RDC : Jean Claude Katende plaide auprès du Chef de l’État Félix Tshisekedi pour qu’Eddy Kapend et consorts soient graciés en cette fin d’année

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Le Président national de l’Association Africaine de défense des droits de l’Homme (ASADHO), a, dans un message publié ce lundi 21 décembre 2020, plaidé auprès du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour qu’Eddy Kapend et ses compagnons bénéficient d’une grâce présidentielle, à l’occasion des fêtes de fin d’année.

« Je plaide encore pour que le président Félix accorde la grâce présidentielle, à l’occasion des fêtes de la fin de l’année, à Eddy Kapend et ses compagnons», a déclaré Jean Claude Katende sur Twitter.

L’ASADHO que dirige Jean Claude Katende plaide depuis toujours, pour la libération d’Eddy Kapend et Consorts, en raison d’une condamnation découlant d’un procès injuste.

«L’année prochaine, ils feront 20 ans de prison. C’est trop pour des gens condamnés à l’issue d’un procès injuste », a rappelé M. Katende.

Une loi avait été prise en 2014 [loi n°014/006 du 11 février 2014 portant amnistie pour faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques] couvrant la période allant du 18 janvier 2006 au 20 décembre 2014. Cette dernière n’avait pas pu faire libérer Eddy Kapend et ses compagnons car exclus par la période prise en compte par cette loi.

L’Association africaine de défense des droits de l’homme(ASADHO), avait en mai 2019, appelé le Président Félix Tshisekedi, qui était nouvellement investi à ” tenir totalement sa promesse de décrispation politique, en faisant aussi libérer tous les prisonniers amnistiés du dossier d’assassinat de Laurent Désiré Kabila “.

Pour l’ASADHO, le procès contre ” Kapend et consorts ” dans l’affaire d’assassinat de M’zée Laurent-Désiré Kabila, dirigé par la Cour d’Ordre militaire, avait été ” marqué par la violation de toutes les garanties constitutionnelles ” et  était ” inéquitable ” au regard des standards internationaux.

Par ailleurs, plusieurs décisions (accord, amnistie) avaient décidé de la libération d’Eddy Kapend et ses compagnons mais n’ont jamais été exécutées. C’est ce que l’ASADHO a qualifié d’injustice et des faits de discrimination.

Au nombre des exemples nous avons :  l’amnistie du 19 décembre 2005, la recommandation de la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples en novembre 2013, l’Accord de la Saint-Sylvestre en décembre 2016 sur la libération des prisonniers pour la décrispation politique.

La Cour d’Ordre militaire créée par un décret de Mzee Laurent-Désiré Kabila le 27 mai 1997, avait ouvert à partir de mars 2002, un procès pour juger les assassins présumés du président Laurent-Désiré Kabila, tué dans son bureau le 16 janvier 2001. A l’issue du jugement rendu le 7 janvier 2003 à la Prison centrale de Makala, 30 peines de mort furent prononcées sur les 115 prévenus jugés dont une condamnation à mort pour le colonel Eddy Kapend, non encore exécutée depuis bientôt 20 ans.

 

Le Hautpanel

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